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	<title>Jean-Luc Feitas</title>
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	<description>Peintures &#124; Dessins</description>
	<pubDate>Sat, 16 Apr 2011 11:03:14 +0000</pubDate>
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	<language>fr</language>
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		<title>34</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Feb 2011 02:25:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jeanluc</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Informations]]></category>

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		<description><![CDATA[
REGAIN D&#8217;OPTIMISME UN JOUR D&#8217;HIVER SANS HEURE

Faut-il bonjour, faut-il au-revoir
les heures qui passent le diront
ouvre la lumière sur ton parfum
je te regarde, ce soir, demain
le jour décline, il fait si tard
le désir nous portera t-il loin?
faut-il courir jusqu&#8217;au hasard
tu vois le souffle d&#8217;où vient le vent
alors effleure la vague naissante
le courant chaud d&#8217;un printemps
nos doigts [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><br />
REGAIN D&#8217;OPTIMISME UN JOUR D&#8217;HIVER</strong> <strong>SANS HEURE</strong><br />
<em><br />
Faut-il bonjour, faut-il au-revoir<br />
les heures qui passent le diront<br />
ouvre la lumière sur ton parfum<br />
je te regarde, ce soir, demain<br />
le jour décline, il fait si tard<br />
le désir nous portera t-il loin?</em></p>
<p><em>faut-il courir jusqu&#8217;au hasard<br />
tu vois le souffle d&#8217;où vient le vent<br />
alors effleure la vague naissante<br />
le courant chaud d&#8217;un printemps<br />
nos doigts frémissent, doux brouillard<br />
qui s&#8217;évapore dans l&#8217;aube blanche</em></p>
<p><em>tu vois, c&#8217;est simple<br />
écoute, c&#8217;est tout<br />
</em><br />
Tu vois un chat, là, s&#8217;étirant, parle lui, parle lui, il se frottera à tes jambes, puis partira, c&#8217;est comme ça.<br />
Il reviendra, sûrement.</p>
<p>L&#8217;odeur est un langage, aussi.<br />
Il sait ta voix, il la sent.<br />
J&#8217;ai dit du bien de mes ennemis, parce qu&#8217;ils sont trop cons pour les haïr.<br />
J&#8217;ai dit du mal de mes amis, parce qu&#8217;ils ne sont pas, encore, assez cons pour me détester.<br />
Faut-il toujours protéger ses arrières lorsque la terre fut brûlée?<br />
Attila chevauchait, sans boussole, sinon sa conviction meurtrière.<br />
C&#8217;était un précurseur de notre moderne monde, ouais.<br />
Les précurseurs, au sang chaud, celui d&#8217;autrui, devraient, souvent, se briser les jambes avant d&#8217;agir.</p>
<p>Je sors mon harmonica, celui en Do majeur, pensant à  <strong>JOHN MAYALL</strong></p>
<p>Je souffle dedans, pour ne plus parler.<br />
Mes joues discutent entre elles, une sorte de langue des souffles.</p>
<p>Je sais, alors, que la rivière m&#8217;offre sa surface à pénétrer.</p>
<p>Faut-il bonjour&#8230;<br />
<strong><em>Oui, à chaque heure.</em></strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>33</title>
		<link>http://jeanlucfetas.net/archives/464</link>
		<comments>http://jeanlucfetas.net/archives/464#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 20 Feb 2011 20:30:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jeanluc</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Informations]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://jeanlucfetas.net/?p=464</guid>
		<description><![CDATA[LA FEMME
Elle ne manque pas de courage.
Elle a eu deux cancers et trois enfants de trois pères différents.
Dire que ça force le respect, c&#8217;est aller peut-être vite en besogne, mais je m&#8217;incline quand même.
Je me dis, cette femme tient plus à la vie que moi, ou qu&#8217;une moule à son rocher.
De ses deux cancers elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>LA FEMME</strong></p>
<p>Elle ne manque pas de courage.<br />
Elle a eu deux cancers et trois enfants de trois pères différents.<br />
<em>Dire que ça force le respect, c&#8217;est aller peut-être vite en besogne, mais je m&#8217;incline quand même.</em><br />
Je me dis, cette femme tient plus à la vie que moi, ou qu&#8217;une moule à son rocher.<br />
De ses deux cancers elle a gardé plusieurs perruques rigolotes, du noir à reflets bleus, style plumes de corbeau, au rouge vif qui vous éblouit, elle tenait à ce qu&#8217;on sache que c&#8217;étaient des pastiches, des faux, non pas pour se faire plaindre, mais pour rigoler, sa façon modestement ironique à la gueule du crabe.<br />
Mais les gens la plaignaient quand même, elle elle en souriait, parfois.<br />
Et pleurait, en cachette.</p>
<p>Pourquoi?</p>
<p><em><strong>Se cacher pour souffrir est la sublime élégance des animaux</strong></em>, elle est née lionne, dans son coeur, j&#8217;en suis certain.<br />
Au bord d&#8217;une lame, à fleur de larmes, on dira d&#8217;elle qu&#8217;elle a la vertu aussi fragile que la démocratie.<br />
On dira, on dit ce qu&#8217;on croit savoir, sans savoir.<br />
Cette chanson, elle connaît.</p>
<p>Sur son chemin, des cailloux aiguisés comme des pièges, des crevasses remplies de boue glaciale, et puis des iris, des pâquerettes, des insectes sautant d&#8217;herbe en herbe, etc..<br />
Elle évitait tout conflit, non par peur ou lâcheté, elle pensait, à juste raison, que le temps se montre si volatil qu&#8217;il ne faut pas en perdre une miette en le laissant s&#8217;envoler.<br />
<strong><em>Hors, les conflits stérilisent les rapports humains, les anesthésient jusqu&#8217;à les tuer.</em></strong></p>
<p>En haut, vers les neiges éternelles, des edelweiss, pour le repos, c&#8217;est beau.<br />
Et le coucher du soleil, là, dans une plénitude transparente.</p>
<p>Ses enfants ont grandi, leurs pères sont ridés.<br />
<strong>Elle s&#8217;allonge, elle n&#8217;a plus mal, elle est seule et ça lui va.</strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>32</title>
		<link>http://jeanlucfetas.net/archives/463</link>
		<comments>http://jeanlucfetas.net/archives/463#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 13 Feb 2011 08:22:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jeanluc</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Informations]]></category>

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		<description><![CDATA[A CHACUN SON MANQUE
Aucun message aujourd&#8217;hui, hier non plus, rien de toute la semaine.
Est-ce inquiétant?
Non, c&#8217;est juste l&#8217;évidence en pleine tronche.
Est-ce grave?
Pas plus qu&#8217;une rage de dents ou qu&#8217;un ongle incarné, ça passe.
Avec un, deux, verres de Merlot, en silence.
- tu parles souvent tout seul?
- toujours
- et..
- oui, je sais ce que tu vas me [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A CHACUN SON MANQUE</strong></p>
<p>Aucun message aujourd&#8217;hui, hier non plus, rien de toute la semaine.<br />
<em>Est-ce inquiétant?</em><br />
Non, c&#8217;est juste l&#8217;évidence en pleine tronche.<br />
<em>Est-ce grave?</em><br />
Pas plus qu&#8217;une rage de dents ou qu&#8217;un ongle incarné, ça passe.<br />
Avec un, deux, verres de Merlot, en silence.</p>
<p>- tu parles souvent tout seul?<br />
- toujours<br />
- et..<br />
- oui, je sais ce que tu vas me dire, mais ça baigne<br />
- je ne te crois pas<br />
- je m&#8217;en tape, bois plutôt un verre avec moi et discutons de la pêche à la mouche<br />
- je vois que tu aimes John Fante<br />
- entre autres, j&#8217;aime les femmes aussi, physiquement, et le cassoulet<br />
- ensemble?<br />
- pourquoi pas, ça tient au ventre, les deux</p>
<p>Nous sommes partis manger un cassoulet, à Castelnaudary, ça faisait une trotte mais pour la bonne cause on fait du chemin.<br />
Au restaurant, pas une seule femme seule, tant pis.<br />
Demain il n&#8217;y aura pas de message, à force je prends du poids.</p>
<p>Peut-être y a-il une relation de cause à effet, effet ventre plein n&#8217;attend plus rien?</p>
<p><strong><em><br />
Va savoir, moi je vais au lit, digérer&#8230;le manque!</em></strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>31</title>
		<link>http://jeanlucfetas.net/archives/462</link>
		<comments>http://jeanlucfetas.net/archives/462#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 09 Feb 2011 11:03:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jeanluc</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Informations]]></category>

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		<description><![CDATA[LES MOULINETS DE LA VIE
Les bras ballants, les jambes en compote, les chaussettes roulées en boule, j&#8217;en passe, j&#8217;en passe&#8230;
Demeure, quand même, l&#8217;allure, oui l&#8217;allure générale d&#8217;un gars en route malgré l&#8217;obscurité.
Pas la sienne, non, celle du monde, à quelques exceptions près, ou loin.
Il faut anesthésier la douleur, vocifère le sorcier, attrape une vipère et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>LES MOULINETS DE LA VIE</strong></p>
<p>Les bras ballants, les jambes en compote, les chaussettes roulées en boule, j&#8217;en passe, j&#8217;en passe&#8230;<br />
Demeure, quand même, l&#8217;allure, oui l&#8217;allure générale d&#8217;un gars en route malgré l&#8217;obscurité.<br />
Pas la sienne, non, celle du monde, à quelques exceptions près, ou loin.<br />
<strong><em>Il faut anesthésier la douleur</em></strong>, vocifère le sorcier, <strong><em>attrape une vipère et laisse la t&#8217;injecter son venin, ensuite cours, cours</em></strong>.<br />
Ouais, facile à dire, tu me vois choper une vipère, comme ça, à mains nues, sans permission?<br />
Lui dire, vas-y, mords-moi, alors qu&#8217;elle se repose..<br />
Je crois que je vais appeler Camille, elle qui chante je veux prendre ta douleur, je lui donne volontiers, je peux même lui emballer proprement dans un papier coloré s&#8217;il faut, une douleur offerte de bon coeur.</p>
<p>Quelques heures, quelques jours et des nuits arrosées, plus tard, mes bras fendaient l&#8217;air tel de Gaulle au Québec, mes jambes sprintaient comme au tout premier printemps de leur jeunesse, j&#8217;avais changé de chaussettes, j&#8217;en passe, j&#8217;en passe&#8230;<br />
Un peu de rosée d&#8217;optimisme sur mes joues, pour donner le change.<br />
Un peintre qui donne le change, c&#8217;est du trompe-l&#8217;oeil garanti.<br />
Comme tous les trompe-l&#8217;oeil, ça sonne faux, creux, mais ça sonne.<br />
Mais on a parfois, trop souvent, besoin d&#8217;illusion, alors on s&#8217;accommode du mensonge&#8230;<br />
Pas certain, pensais-je.</p>
<p>Le printemps pointant le bout de sa douceur, je me mis en quête de plants de fleurs de Tanaisie.<br />
C&#8217;est beau et ça éloigne, dit-on les insectes, dont les puces qui raffolent de mon atelier, de Chaminou et de moi.<br />
Des vraies puces, pas des leurres, ni trompe-l&#8217;oeil, des qui vous sucent le peu de sang qui coule dans vos vieilles veines de peintre, salopes!!!<br />
Quand t&#8217;en as des dizaines qui te bouffent, t&#8217;empoisonnent, tu ne peux plus peindre, t&#8217;as des envies de meurtre, oui.<br />
Mon sang, je le réserve à ma peinture, pas à ces vampires, de droite, j&#8217;en suis sûr.</p>
<p>Peut-on parler de fiasco lorsqu&#8217;on se réveille avec du plomb dans la tête en guise de cervelle?<br />
Pas obligatoirement, il y a aussi l&#8217;excès de tequila de la nuit, et de cigarettes.<br />
Ou bien le temps qui vous transperce la peau et vous ravale le coeur.<br />
Il y a les impôts que tu ne paieras pas, car trop pauvre.<br />
Mais, si d&#8217;un coup de grâce, tu revois un film muet, un des années d&#8217;avant que tu existes, en noir et blanc avec des cases pour le texte, alors ton mal de crâne va rejoindre les égouts, tu te sens bien, tu souris au bonheur, voilà.<br />
<strong><em><br />
La vie est belge, dit mon pote Rémi, et c&#8217;est tant mieux!</em></strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>30</title>
		<link>http://jeanlucfetas.net/archives/457</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Feb 2011 17:08:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jeanluc</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Informations]]></category>

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		<description><![CDATA[LA FORME EN DENTS DE SCIE
La vie joue une musique que l&#8217;avenir étouffe à chaque note, jusqu&#8217;au silence.
Tu parles d&#8217;une joie.
Commencer à penser à ça dès le réveil a de quoi plomber la journée, voire la semaine entière plus ses frères et soeurs!
Je parlais de ça à un pote musicien, il me dit
- c&#8217;est bon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>LA FORME EN DENTS DE SCIE</strong></p>
<p>La vie joue une musique que l&#8217;avenir étouffe à chaque note, jusqu&#8217;au silence.<br />
Tu parles d&#8217;une joie.<br />
Commencer à penser à ça dès le réveil a de quoi plomber la journée, voire la semaine entière plus ses frères et soeurs!<br />
Je parlais de ça à un pote musicien, il me dit</p>
<p>- c&#8217;est bon ça, c&#8217;est bon, on va en faire une chanson<br />
- ah bon, tu crois?<br />
- un peu, mon boeuf<br />
- non, mon neveu<br />
- fais pas chier, écris la suite</p>
<p>Me voilà mal barré, écrire la suite de l&#8217;avenir c&#8217;est aller tout droit au tombeau rejoindre les vers.</p>
<p>- oui, oui, continue, ça vient</p>
<p>J&#8217;avoue que voir mon pote aussi enthousiaste m&#8217;a réconcilié avec la grande faucheuse, je ne craignais même plus quelques coups de cutter bien profonds, tant que je crie le silence est ailleurs, tant mieux.<br />
Et tant pis la souffrance.</p>
<p>- tu tiens un truc énorme, là<br />
- ah..<br />
- ouais, fais gicler<br />
- tu veux du gore?<br />
- du gore, du gras, de la libido baveuse, tout ce que tu veux pourvu que ça déborde<br />
- attend, on n&#8217;est pas en train de vendre des hamburgers chez l&#8217;autre canard</p>
<p>Il ne m&#8217;écoutait plus, il enfourchait déjà sa guitare et en avant les accords dissonants, du lourd à l&#8217;oreille.</p>
<p>Alors j&#8217;ai écrit un texte à vomir, ou à jouir, ou les deux, j&#8217;y parlais de Sade, le divin marquis, pas la chanteuse, d&#8217;érection dans un cimetière, la nuit bien sûr, de suicide raté, pour la forme etc.etc.<br />
Je ne pensais plus du tout à l&#8217;avenir, j&#8217;étais en pleine fiction, au présent, je m&#8217;en donnais à coeur joie, à coeur éclaté, ça roulait bien huilé, parfait.<br />
Je n&#8217;aurai jamais cru que la détresse pouvait faire pousser des ailes au moindre mot, j&#8217;étais transporté comme Jésus sur les eaux, sans trucage.<br />
De la prose en lévitation, pas moins.</p>
<p>J&#8217;ai appelé mon pote</p>
<p>- tiens, le voilà ton texte<br />
- ah, putain, mais c&#8217;est un roman, t&#8217;as pas chômé!<br />
- ben, j&#8217;ai, disons, largement entamé mon avenir, j&#8217;ai taillé large dans le vif, comme disent les pêcheurs<br />
- ils disent ça?<br />
- j&#8217;en sais rien, ça m&#8217;arrange de leur en attribuer la paternité<br />
- bon, c&#8217;est parti<br />
- quoi?<br />
- la symphonie, Jean-Luc, on va faire une symphonie avec ton texte et mes notes, un truc totalement invendable<br />
- comme l&#8217;avenir<br />
- parfaitement</p>
<p>Trois mois après, on fêtait la sortie de notre CD, que personne n&#8217;avait acheté, sauf nous, évidemment!<br />
<em><strong><br />
Et on est retourné au silence, celui après les mots, nos âmes en poche.</strong></em></p>
]]></content:encoded>
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