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Un pote
- j’arrive de la Foire du Trône et tu sais quoi?
- le pire ou le meilleur, c’est ça?
- as you want. La femme à barbe s’est rasée et épilée!
- tant mieux
- tu délires, ou quoi, c’est un suicide, une femme à barbe sans barbe, c’est son fonds de commerce sa barbe, un suicide te dis-je
- ou, je crois plutôt, enfin elle va vivre
- …oui c’est pas faux
Lorsque j’écris des choses comme cette histoire de barbe coupée, on peut penser que je raconte n’importe quoi, juste des petits délires sans conséquence, sans profondeur, c’est le risque, je sais.
Mais si derrière, à l’intérieur, chaque histoire, il y avait une amorce de réflexion pour autre chose?
Ça me paraît évident, mais c’est moi qui écrit, je ne suis pas dans votre tête.
À vous de savoir si une femme à barbe qui se rase se suicide ou commence sa vie.
Tout comme dans la page précédente, entre le restau dégueu et la citation de ALAIN.
J’arrête là, j’ai l’impression de me la jouer jeune prof novice en quête de reconnaissance et qui essaie de justifier tous ses propos.
Je vais reprendre la lecture de CEUX DE LA NUIT du grand DAVID GOODIS, toujours d’actualité.
Les pauvres bougres sont toujours de pauvres bougres, les exclus toujours dans l’infortune, les riches encore plus riches et le pouvoir toujours la pire des maladies humaines, si on peut parler “d’humain” à propos du pouvoir.
Le pouvoir est un mensonge né.